Livre lu dans le cadre d'un club de lecture

LA JUMENT VERTE

Résumé

Au village de Claquebue naquit un jour une jument verte, non pas de ce vert pisseux qui accompagne la décrépitude chez les carnes de poil blanc, mais d'un joli vert de jade. En voyant apparaître la bête, Jules Haudouin n'en croyait pas ses yeux, ni les yeux de sa femme.
- Ce n'est pas possible, disait-il, j'aurais trop de chance.
Cultivateur et maquignon, Haudouin n'avait jamais été récompensé d'être rusé, menteur et grippe-sou...

L'Auteur

MARCEL AYME

Marcel Aymé est un écrivain né  en 1902 à Joigny, dramaturge, nouvelliste, scénariste et essayiste français.

Marcel Aymé était le dernier d’une famille de six enfants. Ayant perdu sa mère à deux ans, il fut élevé jusqu’à huit ans par ses grands-parents maternels qui possédaient une ferme et une tuilerie à Villers-Robert, une région de forêts, d’étangs et de prés. Il entre en septième au collège de Dole et passe son bachot en 1919. Une grave maladie l’oblige à interrompre les études qui auraient fait de lui un ingénieur, le laissant libre de devenir écrivain.

Après des péripéties multiples (il est tour à tour journaliste, manœuvre, camelot, figurant de cinéma), il publie un roman : "Brûlebois", aux Cahiers de France, et, en 1927, "Aller retour", aux Éditions Gallimard, qui éditeront la majorité de ses œuvres.

Le prix Théophraste-Renaudot pour "La Table aux Crevés" le signale au grand public en 1929. "La Jument verte" paraît en 1933. Avec une lucidité inquiète, il regarde son époque et se fait une réputation d’humoriste par ses romans et ses pièces de théâtre : "Travelingue" (1941), "Le Chemin des écoliers" (1946), "Clérambard" (1950), "La Tête des autres" (1952), "La Mouche bleue" (1957). Ses recueils de nouvelles "Les Contes du chat perché" (1939) et "Le Passe-muraille" (1943) conquièrent tous les publics.

En 1950, il refuse un siège à l'Académie française.

Un monument et une plaque ont été élevés à sa mémoire place Marcel-Aymé, dans le quartier de Montmartre à Paris. La statue, réalisée par Jean Marais en 1989 évoque le « Passe-muraille », un de ses personnages les plus surréalistes, et une de ses plus belles œuvres écrites.

Mon avis

Je suis déçue de cette lecture que je n'aurai peut être pas choisi de lire de moi-même.....

La naissance chez les Haudouin de cette jument vert est le prétexte à une "farce" rurale. Il faut reconnaître à Marcel Aymé une très bonne connaissance du monde rural, de sa façon de vivre (au début du 20ème siècle), de son parler et du travail agricole.

Mais peut être que c'est un peu vieillot même si certaines situations peuvent encore être d'actualité : affrontement entre républicains et cléricaux, la place du curé dans le village, politique avec l'élection du maire, le pouvoir de l'argent, la jalousie, la haine même, les rivalités entre familles. il y a également les interventions de personnages secondaires mais cruciaux (le facteur Dédot).

Ce qui est très présent également ce sont les scènes triviales, d'incestes, de marivaudages, assez crues parfois et cela donne une image de la vie à la campagne assez bestiale.

Je l'ai lu entièrement mais sans plaisir, ce n'est pas un humour que j'apprécie et même s'il a eu du succès je trouve qu'il a alors mal vieilli.

"Les romanciers sont des gens à la tête légère, ils racontent des histoires, et la morale y va comme elle peut."

Ma note : *

Ciao