LE PETIT JOUEUR D'ECHECS

Résumé

Un petit garçon né avec les lèvres scellées vit aujourd'hui avec un léger duvet sur la bouche, une hypersensibilité à tout déplacement d'air. Après la disparition de sa mère, il passe de longs moments sur la terrasse d'un grand magasin, là où serait morte l'éléphante Indira. On dit que ce bel animal, mascotte d'un lancement promotionnel, devint un jour trop gros pour quitter les lieux.
Un matin, cet enfant solitaire découvre le corps d'un homme noyé dans le bleu d'une piscine. Et c'est en cherchant à savoir qui était ce malheureux que le gamin rencontre un gardien d'usine, un être obèse installé dans un autobus immobile et magique. Dès lors se dessinent entre eux une confiance quasi filiale, une relation toute familiale, un désir de legs, une envie d'héritage.
L'homme, passionné par les échecs, va faire du gamin son héritier de coeur, il va lui enseigner la stratégie du jeu, tout un art auquel le jeune garçon ajoute une spécificité: il joue tel un aveugle, sans voir son adversaire, sans voir les pions ...
Retrouvant dans ce livre le motif du vieillard et de l'enfant, celui du lien issu d'une passion partagée, Yoko Ogawa poursuit l'exploration du sensible pour 

interroger, tel un écho silencieux, l'attachement à ceux qu'on aime, éternel.

L'Auteure

OGAWA

Yoko Ogawa, née en 1962, est une écrivaine japonaise, auteur de nombreux romans ainsi que de nouvelles et d'essais. Elle est diplômée de l'université Waseda et elle vit à Ashiya, Hyōgo, avec son mari et son fils.
Elle a remporté le prestigieux Prix Akutagawa pour "La Grossesse" en 1991, et également les Prix Tanizaki, Prix Izumi, Prix Yomiuri, et le Prix Kaien pour son début.
Son univers obsédant, son écriture d'une exigence totale, d'une économie et d'une accuité remarquables, donnent à son œuvre déjà importante une place indéniable dans la littérature contemporaine.
Ses romans sont caractérisés par une obsession du classement, de la volonté de garder la trace des souvenirs ou du passé (L'Annulaire, 1994 ; Le Musée du Silence, 2000, "Cristallisation Secrète", 1994), cette volonté conjuguée à l'analyse minutieuse de la narratrice (ou, moins fréquemment, du narrateur) de ses propres sentiments et motivations (qui viennent souvent de très loin) débouchant fréquemment sur des déviations et des perversions hors du commun, le tout écrit avec des mots simples qui accentuent la force du récit.
Elle est influencée par les écrivains japonais classiques comme Junichiro Tanizaki, mais également, grâce à son écrivain préféré Haruki Murakami, par des auteurs américains comme F. Scott Fitzgerald, Truman Capote et Raymond Carver. Pendant ses études en littératures anglaises/américaines à l'université de Tokyo, son professeur, Motoyuki Shibata (qui a fait la première traduction d'Ogawa en anglais, et traducteur en japonais de Paul Auster) lui fait connaître Paul Auster, dont le roman Moon Palace a eu une grande influence sur Ogawa.

L’œuvre de Yoko Ogawa, qui ne cesse d’être traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud. Récemment parus : Les Tendres Plaintes (2010), Manuscrit zéro (2011) et Les Lectures des otages (2012).

Mon avis

Livre que j'ai pris sur les conseils de ma bibliothécaire car nous parlions de littérature japonaise. Je n'ai rien à reprocher à l'écriture : belle, fournie, recherchée, d'une éloquence et d'une poésie rares.

Mais je n'arrive pas à m'y intéresser malgré que l'histoire de cet enfant pauvre, initié par un homme obèse aux échecs, à leur philosophie et à l'art d'y jouer, avec la particularité de jouer sans voir le jeu (il se met sous la table) est intéressante. Je me suis arrêtée à plus de 150 pages lues. Pourquoi : je m'ennuie, je n'arrive pas à y trouver un intérêt peut être à cause du moment où je le lis (il fait très chaud, ce sont les vacances) mais aussi peut être par la multitude de références au jeu (détails des cases, des tactiques, etc...). Je reconnais qu'il y a au-delà du jeu une leçon de vie, de philosophie de vie mais je n'aime pas les échecs à ce point là. Cela frôle, comme souvent dans la littérature japonaise, avec le sur-réel, le paranormal. 

Je suis toujours triste d'abandonner un livre, surtout quand l'écriture est remarquable mais je suis d'abord entraînée dans une histoire et là l'histoire ne m'interpelle pas. Peut être le reprendrais-je un jour ...... Pourquoi pas ?

Ma note : * (pour l'écriure)

Ciao