LE DIMANCHE DES MERES

Résumé

Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu’ils aillent rendre visite à leur mère le temps d’un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désœuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire ? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée ? Jusqu’à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première – et dernière – fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie. 

L'Auteur

SWIFT

Né à Londres en 1949, Graham Swift a été, dès ses premiers romans, Le Marchand de douceurs (1980) et L'Affaire de Shuttlecock (1981), considéré comme l'un des auteurs les plus prometteurs de sa génération.
Il est l'auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, dont "Le pays des eaux" (1983), qui remporta le Guardian Fiction Prize, et qui a fait l'objet d'une adaptation cinématographique avec Jeremy Irons. 
En 1993, Swift reçoit le Prix du meilleur livre étranger pour "A tout jamais", puis, en 1996, le prestigieux Booker Prize et le James Tait Black Memorial Prize pour "La Dernière tournée". 
Héritier à la fois de Dickens et de Faulkner, il donne dans ses romans une vision assez sombre de l'histoire, soulignant les grandes fractures liées au révolutions politique, industrielle et culturelle, qui ont contribué, dans la littérature notamment, à brouiller les frontières entre histoire individuelle et grande Histoire

Mon avis

COUP DE COEUR

Lu après avoir participé à un comité de lecture et sur l'enthousiasme d'une des participantes..... et je n'ai pas été déçue. Très beau court roman sur une relation amoureuse sans issue entre une jeune bonne et un aristocrate à la veille de se marier avec une femme de son rang.

C'est leur dernier rendez-vous et celui-ci lui propose de le rejoindre dans "sa" maison qui est désertée par tout le monde : domestiques dans leurs familles, propriétaires à un déjeuner d'avant mariage.Elle va vivre pendant quelques heures à la manière d'une maîtresse de maison, déambuler de pièces en pièces, au milieu des objets appartenant à cet homme qu'elle aime mais qui est promis à une autre. Elle est sans rancoeur, lucide sur sa condition mais cela ne l'empêche pas de rêver, d'imaginer.

L'écriture est belle, fine, précise, moi j'ai accompagné Jane de pièces en pièces, dans le jardin, sur la route à bicyclette, jusqu'au dénouement dont quelques indices vont très vite nous laisser imaginer l'issue.

Cette journée des mères sera pour l'héroïne le début d'une vie nouvelle car le récit est construit comme des souvenirs qu'elle narre alors qu'elle est très âgée.

Moi qui aime la littérature anglaise et en particulier sur celles retraçant les rapports bourgeoisie/aristocratie/domesticité comme dans les romans de Jullian Fellowes, Helen Simonson etc.... je me suis régalée. C'est une petite perle, facile à lire et très doux mais aussi...... suspens !

Ma note : ****

Ciao : ****