LE BLEU DE LA NUIT

Résumé

Tout le monde se souvient de L'Année de la pensée magique, le récit que Joan Didion avait consacré à la mort de son époux. Or, quelques semaines à peine avant la parution de ce livre aux États-Unis, en 2005, une nouvelle tragédie frappait Joan Didion : la mort de sa fille adoptive, Quintana, des suites d'une longue maladie.Après avoir érigé un inoubliable tombeau littéraire à l'homme de sa vie, Joan Didion adresse, dans Le Bleu de la nuit, un vibrant hommage funèbre à leur fille. 
Mais qu'on ne se méprenne pas : loin d'être une « suite » de la Pensée magique, ce récit serait plutôt son image en miroir, une variation inversée. On y retrouvera, intactes, la puissance et la singularité de l'écriture de Didion, sèche, précise, lumineuse face à la nuit. Dans un puzzle de réminiscences et de réflexions (sur la mort, bien sûr, mais aussi sur les mystères de la maternité, de l'enfance, de la maladie, de la vieillesse, de la création.), l'auteur mène un combat acharné contre les fantômes de la mélancolie, des doutes et des regrets. 
Poignante sans jamais verser dans le pathétique, d'une impitoyable honnêteté envers elle-même sans jamais céder aux sirènes de la complaisance ou de l'impudeur, elle affirme une fois de plus, au crépuscule de son existence, sa foi dans les forces de l'esprit et de la littérature.

L'Auteure

DIDION

Joan Didion, née en 1934 est un écrivain américain, connue comme journaliste, essayiste et romancière.
Elle est considérée comme une muse et un auteur culte par des écrivains américains tels que Bret Easton Ellis ou Jay McInerney.
Son premier roman ‘Run River’ paraît en 1963 et l’année d’après elle épouse John Gregory Dunne, écrivain, avec qui elle retourne s’installer en Californie. Elle est surtout connue pour ses deux recueils d’essais ‘Slouching toward Bethlehem’ (1968) et ‘The White Album’ (1979), dans lesquels elle observe la culture et la politique américaines et les changements de cette période-là, dans un style journalistique mélangeant ses réflexions personnelles et l’observation sociale.
‘Political Fictions’ (2001) rassemble des essais publiés dans le New York Review of Books et son récit ‘Where I Was From’ (2003) analyse sa relation avec sa Californie natale ainsi que celle avec sa mère.
Elle est également l'auteur de plusieurs scénarios pour le cinéma avec l'écrivain John Gregory Dunne auquel elle a été mariée pendant quarante ans. Son dernier livre, "L'année de la pensée magique", qui relate le décès de celui-ci survenu à la suite d'une crise cardiaque, a remporté le National Book Award.
Elle était la mère de Quintana Roo Dunne, qu'elle avait adoptée à la naissance avec son mari et qui est également décédée, quelques mois après son père, d'une pancréatite aiguë à l'âge de trente neuf ans.
Joan Didion vit à New York. , 

Mon avis

Ce récit retrace la perte d'un enfant mais pas tellement les circonstances mais plutôt les souvenirs qui remontent suite à cette perte. Joan Didion a perdu successivement son mari puis sa fille qu'ils avaient adoptée à sa naissance.

Les petits moments de leur vie remontent, passent, s'enfuient et l'auteure y mèlent également ses réflexions sur leur vie commune, sur son enfance, sur son travail et le milieu littéraire et artistique où elles et son mari ont évolué, sur la maternité, sur le mariage de Quintana (sa fille), sur sa propre vie, sur les années qui passent et sur la vieillesse et ses troubles. 

L'ensemble se déroule dans le monde du spectacle, avec des références à des stars, des films et pièces de théâtre auxquels l'auteure a souvent collaborés.

Roman sur la douleur de la perte d'un enfant, sur l'incompréhension mais aussi sur la lucidité des mots, des situations.

L'écriture est accessible mais un peu confuse (à mon goût) mais cela reflète quelque part, peut être, l'état dans lequel se trouve l'auteure au moment du récit. Les souvenirs remontent au gré des pensées, des photos, des mots qu'elle retrouve au gré de ses recherches.

Il vaut mieux être dans de bonnes dispositions pour lire ce témoignage très mélancolique, assez fataliste et lucide.

Le récit débute par le mariage de Quintana, puis remonte à son adoption, à la frustration de ne pouvoir avoir d'enfants, les différentes maisons qu'ils ont occupées, les évènements liés à chacune d'entre elles, à leur vie de voyages liés à leur travail, puis à la maladie de sa fille et à la solitude et les affres de la vieillesse pour l'auteure.

Si je mets une note de ** c'est qu'il est difficile de rester dans le texte, par moment j'étais un peu perdue dans les réflexions de l'auteure et je me suis surprise à plusieurs moments à retourner en arrière pour mieux saisir ses mots. C'est également un style d'écriture que j'ai du mal à suivre.

 Mais comment discipliner ses idées, ses pensées et ses souvenirs quand un tel drame vous frappe.  

Ma note : **

Ciao