JE VOUS EMMENE

Résumé

" En ce début des années soixante, nous n'étions pas encore des femmes mais des jeunes filles.
Fait qui, sans ironie aucune, était considéré comme un avantage. " Ainsi commence cette chronique de la vie d'un campus américain à l'époque où le seul diplôme reconnu pour une demoiselle qui se respecte était une bague de fiançailles. Que se passe-t-il dans ce petit monde édulcoré quand une jeune femme pas comme les autres s'éprend d'un étudiant noir alors que la ségrégation raciale bat son plein ? Voilà le point de départ de ce tableau d'une Amérique avant la tempête, encore perdue dans ses rêves d'innocence.
Bien plus qu'une réflexion critique sur une période souvent évoquée avec nostalgie, " Je vous emmène " retrace le parcours d'une jeune fille indépendante, à la fois vulnérable et rebelle. Pleine d'humour et de doutes, c'est dans l'écriture qu'elle trouvera sa place et construira son identité en dehors des modèles offerts.

Mon avis

Deuxième livre que "j'essaie" de lire de cette auteure (le premier  "Confessions d'un gang de filles" je l'avais abandonné car je trouvais le récit long, et pour celui-ci même problème mais je suis malgré tout allée jusqu'au bout (en survolant sur la fin je dois l'avouer).

La vie de cette étudiante mal dans sa peau, loin de sa famille au sein de la sororité Kappa, sa relation avec les autres élèves, les rites, sa relation avec la responsable de la maison tout cela est bien décrit, très décrit à mon goût et par moment on se perd dans les longs paragraphes. Rajoutez beaucoup de références philosophiques et au bout de 200 pages on se demande un peu où l'auteure veut nous emmener. 

Dans la deuxième partie sa rencontre avec Vernor Matheius, étudiant noir dans une Amérique raciste, va l'isoler encore plus et leur histoire, à sens unique, va profondément marquer la jeune femme.

Dans la troisième partie elle apprend que son père que l'on croyait mort est sur le point de mourir d'un cancer de la gorge et qu'il demande à la voir mais elle ne pourra le voir car il est défiguré. Il vit depuis plusieurs années avec une femme qui prend soin de lui.

Quel récit étrange, très bien écrit mais très long, lent et comme pour Confessions d'un gang de filles, mais en plus intime car je pense qu'il y a beaucoup de l'auteure dans ses pensées, on se perd. Peu de dialogues, tout n'est que pensées, réflexions, constat.

Je ne pense pas faire l'essai d'un troisième récit de J.C. Oates. 

Ma note : *

Ciao