LA DIFFERENCE INVISIBLE

Résumé

Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente.
Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

Les auteures

Mademoiselle CAROLINE

MELLE CAROLINE

De son vrai nom Caroline Capodanno, est illustratrice-graphiste et auteure de BD.
Elle est diplômée à École supérieure d'arts graphiques Penninghen (1992-1997).
Caroline a fait un passage dans une agence de pub parisienne lowe Alice en tant qu'assistante DA (1996-1997), puis a été l'illustratrice à l'Agence Virginie (1998-2014). Elle a travaillé pour la presse (Avantage, Elle, Marie-Claire, 9 mois, Jalouse, Zurban...), la pub (Clarins, Galeries Lafayettes, Coca-Cola-boiron...), l'édition (Anne Carrière, First éditions, Nathan, Belin, J'ai lu...).
Elle est l'auteure de BD chez les Éditions Delcourt depuis 2010 et l'illustratrice-graphiste chez Marinho depuis 2012.
Son premier album, Enceinte ! C’est pas une mince affaire, est paru en 2010. En 2013, elle a publié Chute libre: Carnets du gouffre (Delcourt), un récit sur ses trois dépressions qui a suscité l’engouement des médias et des lecteurs. Elle est la dessinatrice de Touriste (2015) avec Julien Blanc-Gras au scénario (Delcourt) et l’auteure et dessinatrice de Le Mariage pour les Nuls en BD (Delcourt, 2015). 

Julie DACHEZ

Julie Dachez est diagnostiquée autiste Asperger à l’âge de 27 ans, après des années d'errance. 
Lors de son diagnostic, elle commence à tenir un blog. Une façon pour elle de partager son expérience et son témoignage.
Docteure en psychologie sociale, elle s’intéresse aux attitudes à l’égard de l’autisme, aux représentations sociales de l’autisme, aux stratégies de coping des personnes autistes adultes ainsi qu’au concept de neurodiversité. JElle lance en 2013, sa propre chaîne YouTube sous le pseudonyme Super Pépette "pour sensibiliser le plus grand nombre." 
En 2016, elle publie La différence invisible, une bande dessinée avec Mademoiselle Caroline qui raconte son parcours mais parle aussi de différence au sens large du terme, de respect, de tolérance, d’acceptation de soi.
Julie Dachez, accompagnée de Pierre Feytis, réalisateur, a décidé de créer un documentaire basé sur les témoignages d’autistes Asperger. 
Elle vit à Nantes.
Mariée et mère de trois enfants, elle vit à Manigod en Haute-Savoie.

Mon avis

Voilà une façon originale d'aborder le sujet, sur un ton mi-triste, mi-humoristique. Etre diagnostiquée asperger à 27 ans, ne plus supporter le regard des gens, leurs remarques alors que l'on se sent soi, on sent que l'on a mis sa façon de vivre avec ce que l'on est profondément. 

Remettre en cause sa vie, son métier, sa relation aux autres. Ne plus se sentir obligée de rectifier son attitude. Se faire accepter telle qu'on est. Ce n'est pas une maladie, ce n'est pas une tare. Non on est différent mais cela ne se voit pas, c'est une différence invisible.

La couverture m'a interpellée : une grande jeune femme avec une paire de converses rouge et blanche perdue dans la foule grisâtre anonyme mais on ne voit qu'elle, c'est elle qui ressort. J'avais un peu peur que le récit soit triste (fausse idée induite par les couleurs de la couverture) mais en fin de compte, oui il y a du gris, surtout dans le début mais je m'aperçois que la couleur est amenée soit par les paroles, les réflexions, les bruits qui assomment Marguerite ou alors à partir de la moitié du récit par les rencontres positives qu'elle fait et à partir de ce moment là il n'y a que de la couleur, de la vraie couleur, des couleurs vives car Marguerite a décidé de prendre sa vie en mains et d'être elle. Le plus important c'est qu'elle a enfin mis un nom à sa différence, qu'elle n'est pas la seule dans ce cas...

Vous l'avez compris, j'ai aimé : c'est sans complaisance sur la vie menée par Marguerite, un constat et une renaissance..

A mettre entre toutes les mains.

Ma note ***