Mumu dans le bocage

samedi 29 avril 2017

Confessions d'un gang de filles de Joyce Carol Oates

CONFESSIONS D'UN GANG DE FILLES

Résumé

Un quartier populaire d'une petite ville de l'État de New York, les années 1950.
Cinq lycéennes, pour survivre et se venger de toutes les humiliations qu'elles ont subies, concluent un pacte, à la vie, à la mort : elles seront le gang Foxfire. "Foxfire" désigne les jolies filles, mais également le feu follet. La haine, et surtout celle des hommes, va les entraîner dans une impitoyable équipée sauvage. Après un séjour en maison de correction, legs, leur chef adulée, revient avec un rêve : pouvoir habiter, toutes ensemble, dans une ferme, et vivre selon leurs propres lois.
Mais leur sulfureuse réputation leur créera plus d'un ennemi. Vols de voitures, menaces à main armée, entôlage et, pour finir, kidnapping... Tout cela finira très mal. Dans une langue crue, précise et concrète, Joyce Carol Oates dépeint la "fureur de vivre" des cinq inséparables et leurs accès de générosité envers d'autres déshérités. Comme toujours chez l'auteur de Eux et de Blonde, le Mal est d'autant plus vraisemblable qu'il nous ressemble...

L'auteure

OATES

Joyce Carol Oates née le 16/06/1938 aux Etats Unis, est une poétesse, romancière, nouvelliste, dramaturge et essayiste.
Très tôt, elle s'intéresse à la lecture, notamment au livre de Lewis Caroll, "Alice aux pays des merveilles", que lui a offert sa grand-mère et dont elle dira qu'il fut sa plus grande influence littéraire.
À l'adolescence Joyce découvre les écrits de Faulkner, Dostoïevski, Thoreau, Hemingway, Charlotte et Emily Brontë, qui l'influenceront beaucoup par la suite.
Joyce Carol Oates a commencé à écrire dès l'âge de quatorze ans.
Depuis 1964, elle publie des romans, des essais, des nouvelles et de la poésie. Au total plus de soixante-dix titres. Elle a aussi écrit plusieurs romans policiers sous les pseudonymes de Rosamond Smith et de Lauren Kelly. Elle s'intéresse aussi à la boxe.
Son roman "Blonde" inspiré de la vie de Marilyn Monroe est publié pratiquement dans le monde entier et lui a valu les éloges unanimes de la critique internationale. Au-delà de l'exploration d'un mythe américain, c'est la question de l'identité que l'écrivain cherche à percer, elle qui entrevoit dans l'icône d'Hollywood le portrait en filigrane de sa propre mère décédée très tôt, une figure également présente dans le roman "Mère disparue".
Elle décroche un poste de professeur en création littéraire à l'Université de Princeton, au New Jersey. Elle enseigne dans cette institution jusqu'en 2014. Son mari, Raymond Smith, mort en février 2008, dirigeait une revue littéraire, l'Ontario Review. 

Mon avis

Je n'aime pas abandonner un livre, je culpabilise, me pose des questions : pourquoi ? Pourquoi je n'accroche pas : l'histoire, l'écriture, le style, parfois la traduction (et là je dois avouer que par moment je ne sais pas si cela vient du style ou de la traduction, mais la lecture était ardue car plusieurs retours en arrière pour comprendre le sens de la phrase etc...) mais j'ai beaucoup de mal à m'intéresser à l'histoire de Legs et de ses comparses. Même si la montée en puissance du gang, ses origines, la fraternité des différents membres oui tout cela est intéressant mais peut être parce que je suis loin de cette génération ou peut être au contraire je constate que j'ai beaucoup de mal actuellement avec tout ce qui traite de violence (films, documentaires, récits, etc....). Je me sens comme à côté du récit et je lis pour lire mais sans participation de ma part, sans envie d'en savoir plus donc à la page 176 je me suis dit que j'avais tellement d'autres livres qui m'attendaient, qui m'attiraient que je l'ai lâché. Peut être un jour le reprendrais-je...... Qui sait cela m'a déjà arrivé et avec la surprise de découvrir le livre passionnant. Le livre est une rencontre, à un moment ou un endroit  de notre vie.

Ma note : * (pour l'instant)

Ciao

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mardi 25 avril 2017

Les Sirènes de Bagdad de Yasmina KHADRA

LES SIRENES DE BAGDAD

Résumé

Kafr Faram. Un petit village aux confins du désert irakien. On y débat devant la télévision, on s'y ennuie, on attend, loin de la guerre que viennent de déclencher les Occidentaux. Mais le conflit va finir par rattraper cette région où la foi, la tradition et l'honneur ne sont pas des mots vides de sens. Quand une nouvelle humiliation vient profaner ce qu'un Bédouin a de plus sacré, alors s'ouvre le temps de la colère et de la riposte. Seul le sang pourra laver ce qui a été souillé...

L'auteur

Y

Yasmina Khadra né le 10/01/1955 à Kednasa (Algérie) est le pseudonyme de  Mohammed Moulessehoul.Son père, officier de l'ALN blessé en 1958, veut faire de lui un soldat en l'envoyant dès l'âge de neuf ans dans un lycée militaire, où il fait toutes ses études avant de servir comme officier dans l'armée algérienne pendant 36 ans. Durant la période sombre de la guerre civile algérienne dans les années 80-90, il est l'un des principaux responsables de la lutte contre l'AIS puis le GIA, en particulier en Oranie.

Moammed Moulessehoul choisit en 1997, avec le roman Morituri, d'écrire sous pseudonyme. Diverses raisons l'y poussent, mais la première que donne Moulessehoul est la clandestinité. Elle lui permet de prendre ses distances par rapport à sa vie militaire et de mieux approcher son thème cher : l'intolérance.
Il démissionne de l'armée algérienne en 2000, pour se consacrer à sa vocation: l'écriture, et choisit de s'exprimer en langue française. Après un court passage au Mexique, il vient s'installer en 2001, en France, où il habite encore aujourd'hui. En 2002 dans "L'imposture des mots", Khadra-Moullessehoul répond aux attaques qui fustigent son passé militaire.
Il choisit de rendre hommage aux femmes algériennes et à son épouse en particulier, en prenant ses deux prénoms, Yasmina Khadra, et ne révèle son identité masculine qu'en 2001 avec la parution de son roman autobiographique "L'Écrivain" et son identité tout entière dans "L'imposture des mots" en 2002. A cette époque ses romans ont déjà touché un grand nombre de lecteurs et de critiques.
Parmi ses ouvrages, on peut citer "Morituri" (Baleine, 1997), "L'automne des chimères" (Baleine, 1998), "A quoi rêvent les loups" (Julliard, 1999) et "Cousine K" (Julliard, 2003), où se déploie le "style Khadra" alliant lyrisme, métaphores inattendues, dépouillement et poésie. Style qui atteint son apogée avec "L'Attentat" (Julliard), retenu par les jurys du Goncourt et du Renaudot en 2005 et titulaire du prix des libraires 2006.
En 2010, l'auteur délaisse pour un temps le sujet du conflit au Moyen-Orient, au cœur des "Hirondelles de Kaboul" (2002) et "Les Sirènes de Bagdad" (2006), pour écrire un conte moral : "L'Olympe des infortunes".
En 2015, il publie "La dernière nuit du Rais". 

Mon avis

J'ai rencontré l'auteur lors du Printemps du Livre de Montaigu et je dois avouer qu'il m'a donné très envie de le lire. Il est solaire et donne l'envie de le découvrir même si j'avais souvent entendu parler de lui, vu des interviews etc.... je n'avais lu de lui que l'Attentat il y a longtemps qui comptait déjà l'histoire d'un médecin qui découvre que sa femme est à l'origine d'un attentat en devenant kamikaze. Lui sauve des vies, elle les supprime et il na rien vu, compris et part à la découverte de cette inconnue.

Dans Les Sirènes de Bagdad il est question aussi d'attentat, de kamikaze mais dans l'Irak de l'après Saddham Hussein on suit le parcours d'un jeune vivant dans un petit village qui va, suite à un dramatique évènement, se transformer et passer de l'enfance à l'âge adulte en une fraction de seconde.

Il va choisir de donner sa vie pour se venger de l'affront fait à sa famille par les GI américains, les envahisseurs qui, loin des promesses annoncées, va semer la douleur, sa suprématie et laisser que larmes et honte.

Yasmina Khadra ne nie pas non plus la violence des irakiens eux-mêmes, avec les bombes qui font des ravages presque quotidiennement, les meurtres arbitraires et en particulier l'assassinat d'un enfant, ami du personnage principal handicapé mental.

Ira-t-il jusqu'au bout ? Est-il libre de ses choix ou choisira-t-il un autre sacrifice ?

Très beau roman, poignant où il est question d'amitié, de solidarité, d'amour mais aussi d'intolérance, de haine et d'horreur.

Dans les périodes que nous traversons ce récit est toujours d'actualité, malheureusement, peut aider aussi à comprendre comment des jeunes, sans tomber dans une manipulation religieuse ou militaire, deviennent des bombes humaines...... ou pas.....

L'écriture et le style sont faciles sur un sujet difficile. Je vais vous lire Mr Khadra car j'aime votre façon de nous aider  à comprendre le monde où nous vivons et même si le roman date de 2006 il reste tellement d'actualité.

Ma note ***

Ciao

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samedi 22 avril 2017

La différence Invisible de Julie DACHEZ et Mademoiselle CAROLINE

LA DIFFERENCE INVISIBLE

Résumé

Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente.
Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

Les auteures

Mademoiselle CAROLINE

MELLE CAROLINE

De son vrai nom Caroline Capodanno, est illustratrice-graphiste et auteure de BD.
Elle est diplômée à École supérieure d'arts graphiques Penninghen (1992-1997).
Caroline a fait un passage dans une agence de pub parisienne lowe Alice en tant qu'assistante DA (1996-1997), puis a été l'illustratrice à l'Agence Virginie (1998-2014). Elle a travaillé pour la presse (Avantage, Elle, Marie-Claire, 9 mois, Jalouse, Zurban...), la pub (Clarins, Galeries Lafayettes, Coca-Cola-boiron...), l'édition (Anne Carrière, First éditions, Nathan, Belin, J'ai lu...).
Elle est l'auteure de BD chez les Éditions Delcourt depuis 2010 et l'illustratrice-graphiste chez Marinho depuis 2012.
Son premier album, Enceinte ! C’est pas une mince affaire, est paru en 2010. En 2013, elle a publié Chute libre: Carnets du gouffre (Delcourt), un récit sur ses trois dépressions qui a suscité l’engouement des médias et des lecteurs. Elle est la dessinatrice de Touriste (2015) avec Julien Blanc-Gras au scénario (Delcourt) et l’auteure et dessinatrice de Le Mariage pour les Nuls en BD (Delcourt, 2015). 

Julie DACHEZ

Julie Dachez est diagnostiquée autiste Asperger à l’âge de 27 ans, après des années d'errance. 
Lors de son diagnostic, elle commence à tenir un blog. Une façon pour elle de partager son expérience et son témoignage.
Docteure en psychologie sociale, elle s’intéresse aux attitudes à l’égard de l’autisme, aux représentations sociales de l’autisme, aux stratégies de coping des personnes autistes adultes ainsi qu’au concept de neurodiversité. JElle lance en 2013, sa propre chaîne YouTube sous le pseudonyme Super Pépette "pour sensibiliser le plus grand nombre." 
En 2016, elle publie La différence invisible, une bande dessinée avec Mademoiselle Caroline qui raconte son parcours mais parle aussi de différence au sens large du terme, de respect, de tolérance, d’acceptation de soi.
Julie Dachez, accompagnée de Pierre Feytis, réalisateur, a décidé de créer un documentaire basé sur les témoignages d’autistes Asperger. 
Elle vit à Nantes.
Mariée et mère de trois enfants, elle vit à Manigod en Haute-Savoie.

Mon avis

Voilà une façon originale d'aborder le sujet, sur un ton mi-triste, mi-humoristique. Etre diagnostiquée asperger à 27 ans, ne plus supporter le regard des gens, leurs remarques alors que l'on se sent soi, on sent que l'on a mis sa façon de vivre avec ce que l'on est profondément. 

Remettre en cause sa vie, son métier, sa relation aux autres. Ne plus se sentir obligée de rectifier son attitude. Se faire accepter telle qu'on est. Ce n'est pas une maladie, ce n'est pas une tare. Non on est différent mais cela ne se voit pas, c'est une différence invisible.

La couverture m'a interpellée : une grande jeune femme avec une paire de converses rouge et blanche perdue dans la foule grisâtre anonyme mais on ne voit qu'elle, c'est elle qui ressort. J'avais un peu peur que le récit soit triste (fausse idée induite par les couleurs de la couverture) mais en fin de compte, oui il y a du gris, surtout dans le début mais je m'aperçois que la couleur est amenée soit par les paroles, les réflexions, les bruits qui assomment Marguerite ou alors à partir de la moitié du récit par les rencontres positives qu'elle fait et à partir de ce moment là il n'y a que de la couleur, de la vraie couleur, des couleurs vives car Marguerite a décidé de prendre sa vie en mains et d'être elle. Le plus important c'est qu'elle a enfin mis un nom à sa différence, qu'elle n'est pas la seule dans ce cas...

Vous l'avez compris, j'ai aimé : c'est sans complaisance sur la vie menée par Marguerite, un constat et une renaissance..

A mettre entre toutes les mains.

Ma note ***

 

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vendredi 21 avril 2017

Coeur-Naufrage de Delphine Bertholon

COEUR NAUFRAGE

Résumé

Lyla, à l’aube de ses 34 ans, est célibataire, casanière, solitaire. Seuls son travail de traductrice et Zoé, sa meilleure amie fantasque, lui permettent d’échapper à la routine d’un quotidien bien huilé. Jusqu’au jour où un étrange message la renvoie brusquement dix-sept ans en arrière…
Été 1998. Lyla a seize ans, une mère abusive et des envies d’ailleurs. En vacances sur la côte atlantique, elle rencontre Joris, un surfeur dont elle tombe amoureuse. Quand elle comprend qu’elle est enceinte, il est trop tard.
Cœur-Naufrage, roman choral, raconte en alternance l’adolescence de Lyla et les conséquences de cet été-là : pour l’adulte qu’elle est devenue, qui porte le secret de son accouchement sous X, et pour Joris, qui découvre à contretemps ce qui s’est joué dix-sept ans auparavant.
Les accidents de la vie, les non-dits, les malentendus façonnent nos existences – mais est-il jamais trop tard pour rattraper certains rendez-vous manqués ?

L'auteure

BERTHOLON

 

Delphine Bertholon est née à Lyon en 1976,a fait des études de lettres (hypokhâgne, khâgne, licence et maîtrise). 
Je vis à Paris depuis dix ans, je suis scénariste (voir surtout Madame Hollywood, mini-série pour Canal + en 2007). 
A écrit quatre romans, deux dans de petites maisons, puis deux chez JC Lattès : Cabine Commune en 2007, chronique acide et drôle, entièrement dialoguée, dans une cabine d'essayage, qui a reçu un bon accueil critique, puis Twist (septembre 2008, toujours chez JC Lattès), l'histoire une petite fille kidnappée, qui marche plutôt bien.
Elle a publié depuis "L'effet Larson" en 2010 et "Grâce" en 2012
toujours chez Lattès.

Mon avis

J'ai rencontré très récemment Delphine Bertholon et  j'ai beaucoup aimé les propos sur ces livres, ses sources d'inspiration, sa façon de travailler etc... Très accessible, vive, gaie, j'avais lu déjà deux livres d'elle : Les Corps Inutiles et Le Soleil à mes pieds que j'avais beaucoup aimés. Donc c'est avec enthousiasme que je me suis lancée dans son dernier ouvrage : Coeur-Naufrage et je dois avouer que je suis un peu déçue. 

Les personnages sont très bien traités, toujours avec Delphine Bertholon, on les imagine très bien, leurs vies, leurs tourments, leurs passés, leurs blessures. La lecture est comme toujours très fluide. 

Le récit est fait à deux voix : celle de Lyla et celle de Jorris. Lyla avec un y..... personnage principal, vit sans vivre, écrasée par une mère égoÏste, mondaine, sûre d'elle et de son pouvoir. Rien ne l'enthousiasme dans sa vie qui est une routine, elle a du succès auprès des hommes mais tombe toujours dans des histoires sordides (la dernière en date avec N, un homme marié père de 3 enfants), n'arrive même pas à cohabiter avec un chat. 

Jorris lui est kinésithérapeute et a été son amour de 17 ans, surfeur rencontré sur une plage des Landes durant l'été. Pour elle le coup de foudre, pour lui un amour de vacances.

Jusqu'à un coup de fil 17 ans plus tard ils n'avaient plus eu de contact mais la vie tient parfois à un coup de fil.....

Ce qui m'a moins plus dans ce récit c'est que l'histoire est très très prévisible et parfois même extravagante. Je ne vous révélerais pas la fin de l'histoire mais elle est peu crédible même si internet fait parfois des miracles.

J'aime être surprise dans les livres, ne pas connaître les tenants et les aboutissants, et là dès le début j'ai senti qu'il n'y aurait pas cette surprise.

Une histoire déjà lue, je ne dirais pas banale, loin de là mais sans originalité....

Peut être que si je n'avais pas lu les deux autres j'aurais été plus indulgente mais là je m'attendais à la même veine.

Dans quelques temps je lirais L'effet Larsen et j'espère retrouver l'auteure que j'aime....

Ma note : **

Ciao

 

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mercredi 19 avril 2017

Tropique de la violence de Nathacha APPANAH

TROPIQUE DE LA VIOLENCERésumé

Tropique de la violence est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Dans ce pays magifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien

APPANAH

L'auteure

Nathacha Appanah est née le 24 mai 1973 à Mahébourg; elle passe les cinq premières années de son enfance dans le Nord de l'île Maurice, à Piton. Elle descend d'une famille d'engagés indiens de la fin du XIXe siècle, les Pathareddy-Appanah. 
Après de premiers essais littéraires à l'île Maurice, elle vient s'installer en France fin 1998, à Grenoble, puis à Lyon, où elle termine sa formation dans le domaine du journalisme et de l'édition. C'est alors qu'elle écrit son premier roman, "Les Rochers de Poudre d'Or", précisément sur l'histoire des engagés indiens, qui lui vaut le prix RFO du Livre 2003. 
Son second roman, "Blue Bay Palace", est contemporain: elle y décrit l'histoire d'une passion amoureuse et tragique d'une jeune indienne à l'égard d'un homme qui n'est pas de sa caste.
" Le Dernier Frère" (2007) a reçu plusieurs prix littéraires dont le prix du roman Fnac 2007, le prix des lecteurs de L'Express 2008, le prix de la Fondation France-Israël. Il a été traduit dans plus de quinze langues.
En 2013, les éditions Payot ont publié "Indigne" d'Alexander Maksik, le roman qu'elle a traduit de l'américain.
Paru en 2016, son roman "Tropique de la violence" est issu de l'expérience de son séjour à Mayotte où elle découvre une jeunesse à la dérive.

Mon avis

Un coup de coeur pour ce récit à 5 voix. Un coup de coeur et un coup au coeur car il faut s'accrocher. 

Moïse le héros, né avec un oeil vert et un oeil noir, un djinn là-bas à Mayotte, territoire français de l'Océan Indien, que la mère confiera à Marie car il porte malheur mais aussi parce qu'elle ne peut l'élever.

Bruce, le caïd des jeunes livrés à eux-mêmes dans le bidonville où circulent drogues, violences etc....

Stéphane travaillant dans une ONG qui tentera de comprendre Moïse et son terrible geste, Olivier le flic désabusé.

Voilà les 5 protagonistes de ce roman dur mais vrai bâti sur les témoignages recueillis par Nathacha Appanah lors d'un séjour à Mayotte. On parle souvent de la violence en Métropole mais là-bas aussi liée le plus souvent à la misère,  elle est présente mais on en parle peu alors qu'elle est quotidienne, qu'elle touche la jeunesse.

Un style direct mais des phrases chocs mais empruntent malgré tout de beauté.

J'ai beaucoup pensé au roman Petit Pays qui lui aussi parle de la violence des enfants dans un pays en guerre mais dans Tropique de la Violence la violence n'est pas due à la guerre, mais à un manque de moyen, aux afflux d'étrangers, à la drogue surtout chimique, et à l'éloignement de la Métropole qui se désintéresse totalement de ce qui se passe là-bas..... Le roman débute par un geste d'amour, désespéré d'une mère et progresse au fil des pages vers une violence terrible encore plus terrible qu'elle se situe parmi la jeunesse, qui est normalement l'avenir d'un pays.

Ce roman a reçu le prix des Lycéens et le prix France Télévision et c'est très mérité. 

Ma note : ****

Ciao

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Cinéma : The Young Lady - Et les Mistrals Gagnants

young lady

Allez je vous en mets deux d'un coup et les deux sont très différents.

Le premier : The Young Lady 

Ne vous fiez pas à la photo : cette jeune fille n'est pas si sage qu'il y parait.... Loin de là

Mariée à un homme plus âgé qu'elle, vivant dans un grand manoir dont elle ne doit pas sortir avec pour seule compagnie les servantes et son beau-père qui est aussi agréable qu'une porte de prison.

Son mari la délaissant totalement dès le mariage, elle rencontre un palfrenier qui par son effronterie va l'attirer et dont elle n'hésitera pas à en faire son amant au vu de toute la maisonnée. Mais lorsqu'on lui demande de se plier aux règles elle va révéler sa véritable nature. Rien ne l'arrêtera : ni homme, ni enfant.

On pense aller voir un film sur une jeune femme anglaise mal mariée et on découvre un esprit frondeur, une personnalité sans morale que la sienne.

J'ai malgré tout bien aimé même si certaines scènes et la montée graduelle dans l'horreur avec des images glaçantes mais très belles, des acteurs bien choisis et en particulier l'actrice principale Florence Pugh qui sous des traits de jolie jeune fille cache une âme démoniaque.

ET LES MISTRALS GAGNANTS

Le deuxième : Et les Mistrals Gagnants

Autre film, autre genre.

Documentaire filmé dans les couloirs de services hospitaliers avec des enfants atteints de très graves maladies.

Aucune voix off, uniquement les paroles des enfants, des parents et des soignants.

Pas de misérabilisme uniquement des enfants possédant une force de vie incroyable.

On rit, on sourit, on les regarde accepter des soins parfois très douloureux (en particulier le petit garçon souffrant d'une maladie de la peau) mais que ce film fait du bien, à nous, pauvres humains avec nos petits bobos, qui nous plaignons tout le temps alors qu'eux acceptent tout même la souffrance, même leur enfance pas ordinaire faite de soins, de rendez-vous et d'explications médicales pas toujours faciles à entendre.

Je vous le recommande vivement : on en ressort admiratifs, plus forts....... comme eux.

Ciao

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Un petit air de printemps

papillon

J'y pense depuis un moment et surtout à chaque article que je mettais sur le blog.

Avec le printemps cela se concrétise et j'ai donné un peu de mon renouveau à mon blog. 

Mais oui je suis ainsi...... perdue dans mon bocage je suis les saisons et l'air du temps (et de mon humeur)

Afin "d'éclaircir" un peu mon blog et de le rendre plus lisible, je l'ai revêtu d'un aspect plus léger, plus aéré.

J'espère que vous aimerez en tout cas je reste la même mais je me sens ainsi plus légère, légère, légère.....

Ciao

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mardi 18 avril 2017

L'Enfant des Livres de Oliver JEFFERS et Sam WINSTON

L'ENFANT DES LIVRES

Réumé

L'enfant des livres est une irrésistible invitation au voyage, un voyage au fil des mots, à travers des montagnes enchantées, des mers et des forêts de contes de fées.

L'auteur

JEFFERS

Oliver Jeffers, né en 1977 en Australie, a grandi en Irlande. Il est diplômé en 2001 en communication visuelle de l'Université d'Ulster. Après des débuts à "jouer des cuillères" dans les pubs irlandais, il se mit au dessin et y vit une façon plus prometteuse de gagner sa vie…Il signe son premier livre Comment attraper une étoile en 2004.
Ses premier livres sont faits à l'aquarelle, puis pour L’extraordinaire garçon qui dévorait les livres il a utilisé de l’acrylique, des collages, de la peinture industrielle. C'est une étape importante dans son travail car il va ensuite se diversifier utiliser des crayons, de l'encre et des tâches de café. Il ne s'est mis que récemment au numérique pour compléter ses multiples techniques. 
Son livre Perdu retrouvé a été adapté en dessin-animé et tout comme le livre, il a reçu de nombreux prix.

Mon avis

LIVRE LU DANS LE CADRE D'UN COMITE LECTURE JEUNESSE

Amoureuse des livres, des textes, des histoires, voici un livre fait pour vous, quelque soit votre âge : pourquoi il est important de lire, pourquoi lisons-nous, la place des livres dans nos vies.

Nous sommes souvent tombés dedans pendant notre jeunesse, une personne nous a initié au plaisir de lire (ce fut mon cas), puis nous avons commencé à feuilleter les livres, à les sentir, ils nous ont fait voyager, rêver, terrifier parfois mais toujours dans le plaisir des mots, des phrases, des textes...

Voilà pourquoi j'aime ce genre d'album qui peut expliquer, à travers cette petite fille bleue qui va chercher un enfant, qui va le prendre par la main et le guider sur le chemin des livres, ce qu'il va y trouver.

Très poétique car tous les dessins sont imaginés à partir de textes, de mots, de lettres combinés à des illustrations très simples à l'encre et à l'aquarelle;

Oui, ce n'est pas moi qui vous dirait le contraire, la lecture est une richesse..... qu'il faut faire découvrir aux enfants .....

Ma note : ***

Ciao

 

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lundi 17 avril 2017

Le dernier des nôtres d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre

LE DERNIER DES NOTRES

Résumé

«La première chose que je vis d'elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu'enserrait la bride d'une sandale bleue...»
Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d'un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont-Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes newyorkaises, de la tragédie d'un monde finissant à l'énergie d'un monde naissant... Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga.
Vous ne dormirez plus avant de découvrir qui est vraiment «le dernier des nôtres".

L'auteur 

A

Adélaïde de Clermont-Tonnerre est une journaliste et romancière française née le 20/03/1976 à Neuilly sur Seine.
À partir de 2008, elle est membre du jury du Prix de la Closerie des Lilas qui récompense un roman de femme paru entre janvier et mars de chaque année. Elle est également membre du jury du prix Françoise-Sagan, dont elle a été lauréate et membre du prix Fitzgerald.
Son premier roman, "Fourrure", publié en 2010, dans la collection bleue des éditions Stock, a reçu le prix Maison de la presse, le Prix Françoise-Sagan, le prix Bel Ami, le Prix du Premier Roman de Femme et l'un des Prix littéraires Les Lauriers Verts 2010, en catégorie révélation. 
Ce roman a également été finaliste du Prix Goncourt du premier roman et sur la liste d'été du prix Renaudot.
Elle reçoit le Grand Prix du roman de l'Académie française, le prix du roman à la Forêt des Livres et le prix des librairies Filigranes en Belgique pour son second roman, "Le Dernier des nôtres" (2016). 

Mon avis

Oui je passe par un moment de littérature qui se déroule en partie cette fois-ci pendant la deuxième guerre mondiale (après Par Amour) ce n'est qu'une coïncidence....

Pour ce roman on suite parallèlement deux récits qui finiront par se rejoindre. L'un pendant la deuxième guerre mondiale avec la naissance de Werner dans des conditions particulièrement dramatiques, mais ce même Werner pendant les années 70 à Mannathan lorsqu'il rencontre LFDSV (La Femme De Sa Vie) Rebecca. Mais rien ne sera simple, leurs destins sont liés et peut être qu'il sera impossible pour eux d'unir leurs vies.

Alors oui j'ai aimé : l'histoire même si certaines scènes sont particulièrement "trash", on rentre très vite dans le récit : on suit les différents parcours, les énigmes se posent les unes après les autres et jusqu'à la fin, même si on se doute plus ou moins du dénouement, il y a un suspens. Il est question d'amour, de vengeance, de filiation, de recherches de parenté, de violence, de guerre, d'intérêts des pays et des petits arrangements négociés à la fin du conflit.

Les différents personnages sont excessifs : Werner, play boy, beau et à qui tout réussi, Rebecca, belle, intelligente, riche, Marcus, meilleur ami de Werner, homme de principe à la bonne éducation, Lauren, soeur de Werner et puis il y a les malfaisants mais de ceux-là je ne vous parlerai pas car ils font partie de la recherche du héros.

Ce roman a remporté le Prix du Roman de l'Académie Française et je suis assez méfiante mais j'en avais entendu parler lors d'un comité de lecture, je me suis lancée et je ne le regrette pas. L'histoire se dévore : celle qui se déroule pendant la guerre, qui pour moi est la plus intéressante et la plus passionnante,mais aussi celle des années 1970 pendant lesquelles se rencontre le couple : on comprend très vite, bien sûr que les deux sont liées, mais pourquoi, comment et la fin offre un rebondissement intéressant.

Ma note : **** 

Ciao

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George d'Alex GINO

LIVRE LU DANS LE CADRE D'UN COMITE DE LECTURE JEUNESSE

Résumé

GEORGE

Beaucoup de gens aiment George. Maman est très ière de son petit garçon, elle pense qu'il deviendra "un jeune homme très bien". Scott aime beaucoup son "frérot". E Kelly le tient pourr son "meilleur ami". Mais Gorge saint que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la cetitude, elle est une fille. 

Alors, quand sa maîtresse propose de jouer une pièce de théâtre à l'école, George veut plus que tou interpréter le personnage de Charlotte. Elle sera parfaite, et les gens compRendront enfin qui elle est.

Comment leur faire comprendre que c'est le rôle de sa vie ?

ALEX GINO

L'auteure 

Américaine née à New York. 

Mon avis

Le récit retrace le parcours de George (sans s) qui malgré qu'il est un garçon ressent lui qu'il est une fille.... Mais comment le faire comprendre à sa famille, sa mère, son frère. Oui c'est vrai George n'est pas brutal mais plutôt doux, il aimait emprunté à sa mère, petit ses vêtements, il aime lire des revues féminines.

A l'école, beaucoup de ses camarades le trouvent un peu différent, on le traite souvent d'homo mais lui sait qu'il n'est pas homo. Non lui sait qu'il est une fille et grâce à sa meilleure amie Kelly il va pouvoir révéler son lourd secret à sa famille.

George nous révèle ses espérances, ses rêves, ce qu'elle ressent.... ses espoirs.

Comment aborder la transexualité à des adolescents..... Pas facile mais ce roman le fait avec délicatesse, sans fausse pudeur mais simplement en se mettant à dans les pensées de George qui ne parle de lui qu'à la 3ème personne du singulier féminin et au début de la lecture, il faut dire que cela perturbe de voir accoler le "elle" à George;

J'ai trouvé le récit très bien construit, peut être destiné à de jeunes adolescents car par moment un peu naïf sur les rapports entre enfants, adultes et surtout aussi sur la famille de George qui est particulièrement attentive et ouverte.

Ma note : ***

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jeudi 13 avril 2017

Par amour de Valérie Tong Cuong

PAR AMOUR

Résumé

C'est l’histoire de deux familles havraises emportées dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. D’un côté, Joffre et Emélie, concierges d’école durs au mal, patriotes, et leurs enfants ; de l’autre, le clan de Muguette, dont l’insouciance sera ternie par la misère et la maladie.
Du Havre à l’Algérie où certains enfants seront évacués, des chemins de l’exode au sanatorium d’Oissel, ce roman choral met en scène des personnages dont les vies secrètes s’entremêlent à la grande Histoire, et nous rappelle qu’on ne sait jamais quelles forces guident les hommes dans l’adversité.

L'auteure

V

Valérie Tong Cuong est née le 24/08/1964 en banlieue parisienne. Après une adolescence chaotique, elle étudie la littérature et les sciences politiques. Elle travaille huit ans dans la communication puis lâche tout pour se consacrer à l’écriture (romans, nouvelles, scénarios).
Elle a publié une dizaine de romans; Elle est traduite dans 18 langues.
En tant que scénariste, elle a travaillé sur différents sujets télévision (sitcom, téléfilm) ou cinéma.
Elle a également chanté et écrit pour Quark, un groupe de pop-rock indépendant dont le quatrième album, ECHO, est sorti en 2011.
Mariée, elle est mère de trois enfants. 

Mon avis

Je suis très vite entrée dans le récit : deux familles dont le lien est les deux mères qui sont soeurs : Emélie et Muguette. La première n'était pas tombée amoureuse de son mari mais au fil du temps l'amour est arrivé. Deux enfants sont nés : Jean et Lucie. La deuxième était folle amoureuse de son mari  Joffre et ils ont également deux enfants : Joseph et Marline qui présente une particularité : elle ne parle pas depuis le début de la deuxième guerre mondiale sauf à son frère. Pour quelle raison ? Personne ne le sait.... mais le mystère s'éclaircira à la fin du roman.

Les différents acteurs prennent la parole afin de faire le récit de "leur guerre" dans une ville martyre : Le Havre. Régulièrement bombardée par les Alliés..... car occupée par les "Boches" et pratiquement totalement détruite sous les bombes

Parents et enfants se relaient afin de nous raconter leurs vies pendant le siège puis la libération mais aussi le placement de deux des enfants en Algérie dans des familles d'accueil afin de les préserver et de leur assurer une chance de vie.

Qu'est-on capable de faire par amour ? Dans ce récit les différents protagonistes n'hésitent pas à agir par amour même s'il leur coûte parfois, ils préservent l'autre, celui ou celle qu'il aime, au prix de nombreuses souffrances. Des actes gratuits sans l'ombre d'une hésitation.

Très documenté mais avec une écriture fluide, un peu de suspens et de rebondissements dans les évènements des personnages, héros de tous les jours, ce roman permet de comprendre comment on peut également ressentir l'agression de ceux qui se disent nos Alliés en tant de guerre, parce que l'on se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. 

Voici ce que dit l'auteure au sujet de l'écriture de ce roman :

« Tout comme mes grands-parents, ma mère parlait peu de la guerre. Ou bien seulement avec d’autres Havrais. Je devinais pourtant qu’ils avaient vécu l’enfer. Un jour, j’ai saisi les raisons de ce silence. La ville n’avait pas seulement été occupée par les Allemands. Nos propres alliés, les Anglais, l’avaient bombardée sans relâche, puis détruite, assassinant nombre de ses habitants. Ce n’était pas une chose à dire. 
Alors, j’ai voulu comprendre. Il a fallu retrouver des témoins du drame. Exhumer des archives. Ce que j’ai découvert m’a éclairée sur ce qu’est le courage, l’abnégation, et sur l’amour, qui était demeuré leur seul carburant. »

Ma note : ***

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samedi 8 avril 2017

Le soleil à mes pieds

LE SOLEIL A MES PIEDS

Résumé

Deux soeurs : la grande, la petite, au coeur du printemps parisien. La petite, fragile et ravssante, se protège du monde dans le cocon de sa chambre de bonne. La grande, Margaux, elle s'agite dans la ville. Nymphomane, tyrannique et machiavélique, elle tient sa cadette sous emprise. Liées par un terrible passé, elles se démènent pour tenter d'exister, chacune à sa façon.

Si le sort semblait avoir scellé leur destin, les rencontres parfois peuvent rebattre les cartes... 

Le soleil à mes pieds est, avant tout, l'histoire d'une résurrection.

Mon avis

Peut-on sortir indemnes après la perte de sa mère dans des conditions assez terribles....

Deux soeurs que tout oppose vont tenter de trouver une issue au drame qu'elles ont vécu mais celle qui s'en sortira le mieux n'est pas celle qui parait la plus forte.  Elles sont tellement anonymes que l'auteure ne les nomme que par la grande, la petite, comme pour les différencier .... mais les différences entre les deux jeunes femmes sont bien plus que dans leurs prénoms.

L'une petite, boulotte, sans charme, nymphomane, compulsive, tyrannisant sa petite soeur, obsédée par la mort est la Grande, l'autre timide, introvertie, maniaque, jolie, fine et élancée mais ayant une mésestime d'elle est la Petite

Ce roman me laisse une drôle d'impression. C'est le deuxième ouvrage que je lis de Delphine Bertholon (le premier était Les Corps Inutiles) et force est de constater que l'auteure tourne toujours autour du thème de la mauvaise estime de soi, de l'oubli de la personnalité et du retranchement dans un monde parallèle. Les sens sont très sollicités ou absents, les personnages sont un peu extrêmes dans leurs comportements, il y est souvent question du rapport mère/fille.

J'ai moins aimé peut être parce que j'y ai trop retrouvé des éléments du livre lu précédemment, même le ressort final est du même type et moi ce que j'aime dans un roman c'est la surprise, me trouver "scotchée" par l'issue du livre surtout dans un roman.... J'ai entendu parler de l'Effet Larsen, un autre de ses romans qui a été publié avant celui-ci, mais je crains qu'il soit encore question d'un rapport mère/fille, d'un secret, des sens exacerbés....  et je dois rencontrer l'auteure la semaine prochaine....  

Je verrais suite à cette rencontre si elle me donne l'envie de lire un autre de ses livres.

Ma note : **

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jeudi 6 avril 2017

Dis-lui que je l'attends e Takuji ICHIKAWA

Livre lu dans le cadre d'un Comité Lecteur Adultes

DIS-LUI QUE JE L'ATTENDS

Résumé

Quand Karin, ancienne mannequin et actrice, demande à Satoshi de travailler dans sa petite boutique de plantes aquatiques, ce dernier ne réalise pas qu'il s'agit de son amie d'enfance, qui fut aussi son premier amour, perdue de vue quinze ans plus tôt. Pourtant, pendant toutes ces années, il n'a jamais cessé de penser à elle, prisonnier du souvenir d'une amitié perdue, à l'époque où Karin, Yuji et lui formaient un trio inséparable. Le destin qui semble alors leur offrir une seconde chance se transforme en tragédie lorsque Yuji est victime d'un accident et tombe dans le coma. Soudain, Satoshi découvre que derrière son grand amour se cache un terrible secret : Karin pourrait sauver Yuji, mais à quel prix ?

l'auteur

T

Takuji Ichikawa né en 1962 à Tokyo est diplômé de l'Université de Dokkyo.Vendu à 3 millions d'exemplaires au Japon, "Je reviendrai avec la pluie" (Be With You, Ima Ainiyukimasu, 2003) y est aussi devenu un film et un manga. 

Mon avis

On retrouve dans ce roman la poésie de Takuji Ichikawa, un récit tout en douceur de l'enfance à l'âge mûr des personnages, avec toujours une part de mystère, d'irréel, de magie.

On suit Satoshi depuis son enfance et sa rencontre avec Karin et Yugi (et son chien Trash), de leur rencontre qui va le marquer pour toute sa vie par l'amitié forte qui les lie. Ils sont un peu décalés, différents du reste des enfants de leur collège et cette différence va les rapprocher. Ils ont la même sensibilité, le même univers et surtout ils font preuve d'une tolérance et d'acceptation de la différence de l'autre, ils respectent les non-dits et attendent le moment opportun pour se parler, pour se révéler. 

J'ai aimé la délicatesse de l'écriture mais on retrouve le même univers de "Je reviendrai avec la pluie" : l'amour fou, profond, la séparation, l'acceptation et l'attente mais aussi la mort très présente dans ses récits. 

L'histoire est intéressante et on souhaite comprendre et découvrir le secret de Karin mais tous les personnages sont attachants, doux et lunaires.

Des petits extraits :"Les larmes sont une expression de l'âme. Le pendant physique d'un sentiment intériorisé" - "Vues à travers le filtre du coeur, les pensées étaient aussi gênantes qu'un bataillon de souris. Elles ne pensaient qu'à attraper leur bout de fromage sans actionner les pièges" - "Si la tristesse n'était pas nécessaire, alors on n'aurait qu'à effacer ce sentiment" - "Pour chaque chose qu'on connaît dans ce monde, il y en a dix millions qu'on ne connaît pas".

Ma note ***

Ciao

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